Martina Bertoni – All The Ghosts Are Gone (2020)

Martina Bertoni - All the Ghosts Are Gone (2020)

Cela fait quelques années que je suis, en pointillés, la carrière de la violoncelliste italienne Martina Bertoni. Depuis que j’ai croisé son nom pour des collaborations, sur des bandes originales, avec Teho Teardo & Blixa Bargeld (comme celle de Una Vita Tranquilla, par exemple), en fait.

Il y a une dizaine de jours, j’ai appris que la musicienne publiait son premier album à elle, All the Ghosts Are Gone, sur le label islandais FALK. À n’en point douter, le projet s’annonçait sombre (vu le titre) et expérimental (vu le label).

Et bien, même si l’écoute s’est révélée un peu plus facile que prévue, on ne peut pas dire qu’il y ait tromperie sur la marchandise. D’entrée de jeu, malgré le terme « transparent » que l’on retrouve dans le premier titre de l’album, on se retrouve happé, comme hypnotisé malgré soi, dans un univers lourd, glauque et pourtant rédempteur. Au fil des plages, le violoncelle se fait plus ou moins présent, mais il finit toujours par revenir, résonner à notre bon souvenir, éclaircir quelque peu ces bas-fonds que l’on visite, qui nous visitent.

Le travail sur les textures et les ambiances est finement ciselé et laisse libre cours à l’imaginaire.

Au final, l’album se révèle un véritable tour-de-force, assurément une production qui, dans son genre, marquera mon année musicale. All the Ghosts Are Gone ne sera très certainement pas le disque que j’écouterai le plus souvent, mais il est assurément celui qui, pour l’instant, me laisse la plus grosse empreinte.

Et les pointillés sont désormais devenus ligne pleine.

Bravo !

 

 

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